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28/05/2010

Faut-il nettoyer les panneaux solaires ?

Une entreprise Montpelliéraine unique en France au top de l'innovation, spécialiste du nettoyage des panneaux solaires...

ENERGIES - Ecoquartier.com - 24/04/2010

Toute l'équipe d'écoquartier s'est mise sur le pont pour répondre à cette question que tout le monde se pose, tant les particuliers que les professionnels : faut-il nettoyer les panneaux solaires ?

En effet, voilà maintenant plus d'un an qu'au sein d'Ecoquartier, le sujet fait débat !
Il y avait jusqu'alors ceux qui ne juraient que par le rôle supposé efficace et suffisant de la pluie et les autres.
Aujourd'hui, la rédaction d'Ecoquartier est unanime.
Après avoir consulté de nombreux acteurs du photovoltaïque en France, compulsé de nombreuses études, notamment celle du Laboratoire Photovoltaïque de la Haute Ecole Spécialisée de Bern (Suisse) qui fait référence de part le monde, et observé les pratiques de nos voisins européens, nous sommes arrivés à la conclusion que...
... nettoyer les panneaux solaires est nécessaire, indispensable, incontournable, économiquement viable, et peut se faire dans le respect de l'environnement.

Pour Ecoquartier, cette conclusion que nous donnons en introduction à nos propos ! ne souffre d'aucune contestation tant l'évidence parle d'elle-même. Le seul bon sens pourrait suffire, mais à Ecoquartier, nous aimons vous donner tous les arguments nécessaires à votre réflexion car chacun est libre de penser de manière libre et éclairée....

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Mais tout d'abord, voyons quelles sont les réponses que nous trouvons sur le web à la toujours fameuse question :
Faut-il nettoyer régulièrement l’installation solaire photovoltaïque ?

Question qui revient en boucle sur des dizaines et des dizaines de pages web. Déjà, la réponse est dans la question puisque de facto, elle implique que OUI, il faut nettoyer les panneaux mais faut-il le faire régulièrement semble être la vraie question posée par tous les sites web et forums de discussion.
Voici les 2 seules réponses que vous trouverez sur les sites des professionnels du solaires et aucune autre ! En revanche, vous en trouverez de nombreuses autres contradictoires sur les forums des particulliers propriétaires de petites centrales sur toit...
"Non, ce sont les précipitations qui se chargent du nettoyage nécessaire au bon fonctionnement."

ou encore cette réponse plus compléte :
"Non, car dans notre pays, ce sont les précipitations qui se chargent du nettoyage nécessaire au bon fonctionnement. Il existe cependant des régions soumises à de fortes pollutions atmosphériques (complexes industriels), où un nettoyage des capteurs solaires à des intervalles éloignés peut s'avérer nécessaire".

Chez Ecoquartier, nous voyons bien là que personne ne s'est penché réellement sur le sujet.
Les installateurs répétent en écho un argument unique qui leur permet :
- de s'affranchir d'apporter une solution technique au nettoyage des panneaux solaires. Après tout, l'essentiel pour eux étant d'installer les PV, pas forcément d'en assurer l'entretien.
- de ne pas intégrer dans leur étude de rentabilité le coût du nettoyage et donc d'afficher un retour sur investissement plus rapide, et donc un projet plus vendeur. En réalité, intégrer le coût du nettoyage n'allonge que de quelques mois à peine la date présumée de retour sur investissement. Voir les simulations ci-après.

Ecoquartier comprend aisément qu'il est plus aisé pour un installateur de répondre que l'eau de pluie suffit au nettoyage plutôt que d'annoncer qu'il faut en effet les nettoyer quand cela génére des coûts supplémentaires qu'il doit intégrer dans sa simulation et surtout quand il n'a aucune solution technique pour le faire, si ce n'est dans le pire des cas, de dire à son client de monter sur son toit (à ses risques et périls) pour passer un simple jet d'eau sans mouvement mécanique, ce qui n'a aucun effet de nettoyage et donc aucun impact sur le rendement bien entendu !
La priorité pour les installateurs était jusqu'à présent de vendre l'installation sans se soucier forcément ou obligatoirement des opérations de maintenance et de nettoyage.

Désormais, sur le pourtour du Sud Méditerranée, de plus en plus de professionnels sous-traitent cette prestation de nettoyage à une jeune entreprise montpelliéraine (CLEANRAMA).

Chez Ecoquartier,  nous considérons que tout installateur doit proposer le nettoyage des panneaux solaires. Nous les incitons à intégrer désormais dans leur plan de financement et études prévisionnelles de rendement et de retour sur investissement le coût du nettoyage.
Celui-ci doit, selon nous, entre compris entre 100 et 200 euros TTC par nettoyage pour les particuliers pour des surfaces allant de 10 à 20 m2.
Le coût du nettoyage étant compensé par :
- l'assurance d'avoir 100% de sa production garantie,
- la satisfaction de voir son objectif financier atteint,
- la protection de son installation solaire assurée : une meilleure longévité des panneaux.
N'oublions pas que les panneaux doivent durer 20 ans au minimum ! Sinon, un nouvel investissement est à prévoir : dépose des panneaux anciens, recyclage, pose des nouveaux panneaux... adieu équilibre financier ou rendement annoncé !
Toutes les études l'indiquent, ne pas nettoyer ses panneaux se traduit par une perte significative de rendement année après année.

Selon l'endroit où ils sont installés, les modules peuvent s'encrasser plus ou moins vite. En les nettoyant périodiquement, on peut rétablir la production d'électricité à son niveau initial.
Donc dès que la baisse de rendement suite à l'absence de nettoyage de ses panneaux solaires dépasse les 1%/an, procéder au nettoyage devient automatiquement gagnant.

Et doublement gagnant, nous l'avons vu :
- l'objectif financier est atteint, le rendement assuré,
- la pérénité de l'installation est assurée, les cadres ne se disloquent pas dans le temps, la structure des panneaux n'est pas altérée, le nettoyage des cadres étant assuré au même titre que le nettoyage des panneaux.
Avant même de parler du nettoyage des panneaux solaires, posons-nous la question du nettoyage des vitres de nos habitations, de nos vérandas, de nos pare-brise de voiture...
N'avons-nous jamais nettoyer tout cela ? Nous voyons bien que la pluie seule ne suffit pas à éliminer toutes les saletés qui s'accumulent jours après jours.
Les pollutions de notre société moderne sont nombreuses - pollutions urbaines (gaz d'échappements, scories de cheminées...), pollutions agricoles (laboures, moissons, épandages...) et pollutions naturelles - fientes d'oiseaux, pollens, pluies de sables, embruns maritimes chargés de sel...
La pluie rince uniquement une infime partie des saletés déjà présentes mais en apporte de nouvelles qui s'accumulent.
C'est pour cela que nous pratiquons le lavage. Certes, nous pouvons rester plusieurs mois, et pourquoi pas plusieurs années sans faire les vitres, sans jamais laver la voiture mais le constat parle de lui-même ! Regardez, aucun de nous peut dire ne jamais avoir vu de véhicules aussi sales !
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Voilà ce qu'il arrive lorsqu'on ne lave pas son véhicule. Alors nous pouvons toujours ne pas laver sa voiture mais en aucun cas ne pas actionner ses essuies-glace (chiche !) car visibilité réduite à zéro assurée !
L'action de nettoyage du pare-brise est indispensable, incontournable, non discutable, non négociable, même s'il pleut très régulièrement dans votre région.
Ce n'est tout de même pas par snobisme que les anglais ont leurs voitures équipées d'essuies-glace, qu'ils n'actionnent pas seulement lorsqu'ils roulent par temps de pluie mais bel et bien aussi et surtout pour nettoyer leur pare-brise.
Que dire des fientes d'oiseaux ? La photo suivante est caricaturale car elle a été prise lors d'une migration de nos amis les étourneaux ! Mais qu'il s'agisse de fientes de pies, mouettes, goelands ou autres volatiles, la pluie seule n'y vient pas à bout sans l'action conjuguée du frottement des essuies-glaces ou du passage de la brosse ou de la raclette.
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Venons-en aux vitres... Là aussi, les salissures se déposent, à la verticale, quasiment de la manière d'ailleurs qu'à l'horizontale. Les sociétés
de nettoyages de vitres sont légions, la pluie ne suffit tout simplement pas parce qu'elle apporte aussi bon nombre de saletés. CQFD.

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Que dire maintenant et à nouveau du nettoyage des panneaux solaires ?

Tout d'abord, force est de constater que nous n'avons pas besoin de voir au travers. Qu'il n'existe pas d'essuies-glace pour ce type d'installation. Qu'ils peuvent bien s'encrasser, on ne les voit pas s'ils sont sur notre toit ou s'ils sont sur une centrale solaire au sol généralement sans vis-à-vis avec des habitations. Que la vue de panneaux crasseux ne nous génent pas. Que l'eau de pluie fera bien l'affaire !

Quelle belle affaire ! A la rédaction d'écoquartier, nous sommes intimement convaincus que des panneaux solaires ne peuvent rester plus d'un an, voir à peine plus de quelques mois sans nettoyage. Les études le prouvent, l'absence de nettoyage altèrent le rendement. D'ailleurs, les grands établissements bancaires intègrent tous des coûts de maintenance et de nettoyage dans leurs études de financement des très grandes centrales au sol ou sur toit.

Voici d'ailleurs le graphique que nous nous sommes procurés quand aux pertes potentielles de rendement en l'absence de nettoyages réguliers des panneaux solaires.

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Une perte de 1% par an se traduit par un manque à gagner de 10.000 euros/an pour une centrale au sol qui génére 1 millions d'euros de rendement annuel mais une perte de 10% se traduit aussi et surtout par un manque à gagner de 100.000 euros pour cette même centrale. Toute la question du nettoyage prend alors tout son sens et toute sa valeur !

Et nous ne parlons pas même d'assurer la seule pérennité de l'installation - la saleté s'accumulent sur les bordures des cadres et détériorent leur structure, allant jusqu'à désolidariser les cadres, permettant alors à la pluie et aux saletés de passer dessous et de rencontrer des risques électriques. Et dire que les installations doivent tenir, résister, produire pendant un minima de 20 ans.
Chez Ecoquartier, nous clamons haut et fort qu'il faut nettoyer les panneaux solaires.
Laissez une vitre en verre à l'horizontale dans votre jardin, sur votre terrasse ou sur votre balcon pendant 20 ans sans jamais la nettoyer et regardez, non pas le résultat, mais au travers si vous y arrivez encore !
La photo ci-dessous a été prise 2 mois à peine après l'installation des panneaux. Voyez déjà l'accumulation de saletés en bas des cadres.
Lorsque vous savez que la baisse de rendement ne touche pas uniquement la surface encrassée mais toute la longueur du module, c'est toute une bande du panneaux qui ne produit plus autant qu'attendu.

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Concernant les grandes centrales au sol ou sur toit, chez Ecoquartier, nous estimons que le coût de nettoyage doit représenter environ 1% du rendement annuel.
Le calcul est simple : le coût du nettoyage, s'il est de 1%, est amorti s'il se traduit par un gain de performance d'au moins 2%, ce qui est ridicule au regard des éléments que nous venons de voir précédemment et des démonstrations que nous venons de vous présenter.
Nous avons volontairement  éliminé les études dont l'origine nous apparaît peu fiable et annonçant de 25 à 35% de gain de productivité après nettoyage et nous nous sommes focalisés sur les plus sérieuses (universités, laboratoires, centres d'études)  qui tablent toutes sur un gain de 6 à 10%, voir plus, selon le lieux d'implantation de la centrale plus ou moins exposé à l'encrassement.

Ci-après, photos de panneaux avant et après nettoyage :

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Que font nos voisins les allemands ou les américains ? Ils nettoient. Là encore, reconnaissons la rigueur allemande pour leur accorder l'idée qu'ils ne nettoient pas par plaisir mais strictement pour améliorer le rendement et maintenir les structures en état sur la durée.
Différentes techniques existent : le passage à l'aide d'un tracteur ou d'un camion équipé d'un bras et doté d'une réserve d'eau ou l'utilisation de perches et de brosses spécialement étudiées pour.
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En France, nous avons beaucoup de retard sur le sujet du nettoyage puisqu'il n'existe qu'une seule société connue, sérieuse et professionnelle spécialisée dans ce domaine, située en Région Languedoc-Roussillon, à Montpellier : la SAS CLEANRAMA.

Connue : elle bénéficie déjà d'une large couverture médiatique.

Sérieuse : elle est la seule société à avoir toutes les habilitations électriques requises pour intervenir sur des centrales au sol ou sur toit. Tous les techniciens ont effectué les formations obligatoires en la matière. Elle dispose d'une RC Professionnelle spécifique au nettoyage des panneaux solaires.

Professionnelle : elle jouit sur le territoire national de l'exclusivité de l'utilisation d'une machine professionnelle de fabrication européenne, spécialement conçue pour le nettoyage des panneaux photovoltaïques, ce qui en fait une entreprise unique.

Et CLEANRAMA est la seule à remplir le "cahier des charges" que chez Ecoquartier nous estimons incontournable :

- être respectueuse de l'environnement : pas d'utilisation de produits chimiques ou détergents, faible consommation d'eau.

- garantir la sécurité des techniciens : le système qu'utilise cette société garanti un procédé de travail sécurisant.

- ne pas marcher sur les panneaux, ne pas procéder à des raclements, grattages, frottages susceptibles de rayer les panneaux, d'altérer leur structure.

- avoir un savoir faire exclusif qui apporte une plus-value au nettoyage : l'eau 100% pure utilisée par CLEANRAMA confère un pouvoir déperlant aux panneaux ainsi nettoyés, ce qui se traduit par une bien moindre adhésion aux nouvelles salissures et donc les panneaux restent propres plus longtemps, permettant un passage bi-annuel ou annuel selon le lieu d'implantation de la centrale.

- être capable d'intervenir sur les très grandes centrales sur toit et au sol jusqu'à plusieurs dizaines d'hectares.

Pour plus d'informations, voir notre rubrique "L'entrepreneur du mois : CLEANRAMA"  que nous avions rédigé en novembre 2009 :

http://ecoquartier.midiblogs.com/l-entrepreneur-du-mois/

Autres questions :

Faut-il réaliser un nettoyage annuel ou bi-annuel ?

Cela va dépendre bien sûr de votre zone d'habitation.

Si vous habitez le Nord de la France, vous échappez aux pluies de sable du Sahara que connaissent les habitants du pourtour méditerranéen.

Si vous habitez à l'intérieur des terres, vous échappez aux embruns maritimes chargés de sel.

Et si par chance, vous n'habitez pas à proximité d'usines, de champs labourés, de carrières ou de toute autre pollution, alors un nettoyage annuel est suffisant. Dans le cas contraire, un nettoyage bi-annuel est requis.

A quelle période faut-il faire nettoyer ses panneaux solaires ?

Le printemps, juste après les périodes de pollinisation, et l'automne sont les saisons qui nous paraîssent les plus adaptées au nettoyage de vos panneaux. Mais il n'y a aucune contre-indication à le faire à n'importe quel moment de l'année.

Les acteurs majeurs des grandes centrales au sol procédent d'ailleurs au nettoyage dès la livraison de leur centrale, quelle que soit le moment de l'année pourvu que les panneaux soient impeccablement propres dès le démarrage de la centrale afin de produire immédiatement de façon optimale.

Et pour conclure, puisqu'il faut bien conclure sur le sujet, l'un des leaders français du solaire en France, indique à la page 15 de sa plaquette commerciale "Le soleil a de l'avenir, votre territoire aussi" (Tout ce qu'il faut savoir pour implanter un parc solaire sur votre territoire) à la rubrique "Exploitation, entretien et sécurité" qu'elle procéde à des vérifications périodiques sur site : "le nettoyage des modules et entretien courant", c'est écrit en toutes lettres !

Ecoquartier reste à votre disposition pour toute information complémentaire sur le nettoyage des panneaux et espère avoir contribué à vous faire votre propre opinion sur le sujet.

Pascal Yris, PDG de CLEANRAMA, que nous avons contacté dans le cadre de ce dossier nous indique avoir eu comme premier client l'une des premières grandes centrales solaires au sol à avoir vu le jour en France. Depuis, bien d'autres clients ont suivi.

Nous avions titré notre article en novembre 2009 consacré à cette jeune entreprise "Une entreprise promise à un bel avenir", Ecoquartier  a vu juste !

Pascal Yris sera présent au DERBI de Perpignan les 3 et 4 mai 2010 et sera joignable au 06 75 66 72 83.

Site web : http://www.cleanrama.com

Le Pôle de compétitivité DERBI - Développement des Énergies Renouvelables dans le Bâtiment et l'Industrie - organisera sa cinquième édition de la Conférence internationale DERBI à Perpignan le 3, 4 et 5 mai 2010.

Pour plus d'information : 

http://www.pole-derbi.com/home.asp

CLEANRAMA est membre du Club Energie 34 :

Le Club Energies 34 regroupe une centaine d'acteurs héraultais : des collectivités, des entreprises du secteur des énergies, ou des entreprises et des architectes en recherche de solutions pour leurs projets de bâtiments aux normes environnementales.

Le département de l'Hérault est riche par la diversité des installations qui utilisent les énergies renouvelables(parcs éoliens, solaire thermique, solaire photovoltaïque, géothermie, énergie hydroélectrique ...) et de nombreuses entreprises assurent le dynamisme de ces filières ENR.

En réponse à la demande des entreprises d'échanger de façon régulière sur leurs métiers et marchés, les CCI de Montpellier, de Béziers Saint-Pons, et de Sète ont élargi le Club Energies créé en 2006 par la CCI de Béziers Saint-Pons aux entreprises de l'ensemble du département de l'Hérault.

Le Club Energies 34 regroupe aujourd'hui 250 membres, acteurs du secteur privé et public.

Il a été créé avec l'appui du pôle de compétitivité DERBI et se réunit tous les deux mois environ.

14/01/2010

Fin de la spéculation autour de la production d'énergie photovoltaïque ?

France - Le gouvernement a publié ce mercredi un décret visant à mettre fin aux spéculations autour de la production d'énergie photovoltaïque. En modifiant les tarifs d'achat d'électricité solaire par EDF, l'État tente d'éviter une hausse de la facture d'électricité des Français.

Des panneaux solaires

Après que le gouvernement a annoncé son intention de baisser les tarifs de rachat de l'énergie solaire par EDF, des milliers d'investisseurs ont soudainement déposé de nombreux dossiers n'ayant pour visée réelle que de produire et vendre de l'électricité solaire.
L'État a alors décidé de modifier les tarifs trop attractifs d'EDF, (58 centimes par kilowattheure pour l'électricité  produite par des panneaux solaires installés sur les toitures, contre 31,4 centimes pour les autres installations solaires), de même que les conditions de validation des dossiers ont été modifiées.
Ainsi, les projets qui ont été déposés après le 1er novembre et qui n'ont pas fait l'objet d'une demande complète de raccordement au réseau électrique avant le 11 janvier 2010, seront automatiquement annulés. Toutes ces demandes d'achat d'électricité devront être renouvelées, mais cette fois, sur la base de nouveaux tarifs.
Ces derniers sont en réalité peu modifiés, ce sont leurs règles qui l'ont été. Le tarif "le plus élevé au monde" de 58 centimes par kilowattheure sera en effet désormais réservé aux bâtiments existants d'habitation, d'enseignement ou de santé "bénéficiant d'enjeux architecturaux et visuels fort". Les autres bâtiments existants tels que les bureaux, industries, commerces ou bâtiments agricoles bénéficieront d'un prix de rachat fixé à 50 centimes. 
Enfin, pour les bâtiments qui n'entrent pas dans ces catégories, un nouveau tarif avec "intégration simplifiée au bâti", fixé à 42 centimes/kilowattheure, a été créé.
En novembre et décembre derniers, après que le gouvernement a annoncé son intention de réviser les tarifs, EDF a reçu quelque 3.000 dossiers par jour contre une moyenne de 5.000 par mois les mois précédents. Ces demandes concernaient presque toutes le tarif d'achat à 58 centimes par kilowattheure.
Cette bulle spéculative aurait pu se répercuter sur la facture d'électricité des Français, qui financent le rachat de l'énergie photovoltaïque par le biais de la Contribution au service public de l'électricité (CSPE). "Cela aurait coûté 56 milliards d'euros sur 20 ans, soit 2,8 milliards d'euros par an. Il aurait fallu augmenter de 10% la facture d'électricité des Français" a souligné le ministère de l'Écologie.

24/10/2009

Une éolienne qui transforme l'air en eau potable

 

L'homme qui changeait l'air en eau

Marc Parent est l'inventeur de l'Eole Water, une éolienne qui transforme l'humidité contenue dans l'air en eau potable. Son projet: commercialiser son concept dans les pays en voie de développement.

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Les Eole Water transforme l'humidité contenue dans l'air en eau potable.

Les Eole Water transforme l'humidité contenue dans l'air en eau potable.

Comment fonctionne l'Eole Water ?

L'humidité contenue dans l'air est captée par l'éolienne et condensée pour devenir de l'eau. Celle-ci passe ensuite dans le mat où elle est filtrée puis stockée. Après, il n'y a plus qu'à ouvrir le robinet pour récupérer l'eau potable. Grâce à ce système, on peut récupérer jusqu'à 1000 litres d'eau par jour.

Quelles sont les avantages de ces éoliennes?

Ces éoliennes ne sont pas un produit miracle mais elles permettraient déjà de résoudre le problème de l'eau dans de nombreux pays en développement. J'ai construit ces Eole Water dans le but de les distribuer en Afrique. Dans beaucoup de pays, il n'y a pas suffisamment d'eau et les puits construits par les ONG se polluent très rapidement. Avec ces éoliennes, le problème ne se pose plus. De plus, elles sont sans impact pour l'écologie. Elles ne polluent pas et ne consomment pas d'énergie autre de celle du vent. C'est une vraie solution de développement durable. Pour palier la sécheresse, de nombreux pays pratiquaient le dessalement de l'eau de mer mais cette technique est très polluante.

Il ne suffit pas d'avoir une bonne idée pour faire une bonne action

Ces éoliennes sont-elles déjà en activité ?

Les Etats-Unis et l'Australie, qui subissent chaque année de grandes sècheresses, soutiennent le projet mais aucun contrat n'a encore été signé. Les ONG commencent aussi à s'y intéresser mais elles n'ont pas encore les moyens de s'en procurer. Je me suis rendu compte qu'il ne suffisait pas d'avoir une bonne idée pour faire une bonne action. Les prototypes sont au point depuis le début de l'année et nous sommes aujourd'hui à la recherche de financiers pour pouvoir fabriquer ces machines à grande échelle et faire baisser les coûts. Ces éoliennes coûtent entre 10 000 et 50 000 euros selon leurs tailles. Mais j'espère bien que nous parviendrons à en envoyer sous peu dans les pays nécessiteux.

Comment vous est venue cette idée ?

L'idée a germé il y a une dizaine d'années. Je vivais aux Antilles et ma maison n'était pas reliée au réseau d'eau potable. J'ai donc commencé par « trafiquer » mon climatiseur pour récupérer l'eau condensée. C'est à partir de ce moment là que j'ai imaginé un procédé pour transformer l'humidité contenue dans l'air en eau. On dit généralement que les inventions naissent d'un besoin... Eole Water en est la preuve !

http://www.eolewater.com/fr/

 

10/10/2009

La Chine filtre l'eau par les plantes

D'un côté le Yangzi Jiang, de l'autre de curieux marais.

jardins filtrantsjardins filtrantsjardins filtrants

L'écoquartier de Wuhan a les pieds dans l'eau. Mais dans une eau propre et saine puisque ces marais ne sont rien d'autre que des bassins filtrants à travers lesquels les eaux usées des 50.000 habitants cheminent pour être assainies. C'est ce qu'on appelle la phytorestauration. Cette technique de dépollution utilise les plantes comme agents de traitement. Un moyen de réduire de moitié la consommation au robinet puisque l'eau est réutilisée à 100% dans les chasses d'eau, l'arrosage, la voirie, etc.

 

Phytoremédiation : les plantes dépollueuses

Encore méconnue, la phytoremédiation permet de rendre des eaux potables, de dépolluer un air chargé en ammoniac ou de transformer des boues d’épuration en compost rien qu’en faisant pousser des plantes. À la fois écologique, économique, et esthétique, la phytoremédiation a déjà plusieurs réalisations de taille à son actif, et le potentiel pour devenir une solution incontournable.
Remplacer les stations d’épuration, peu esthétiques et souvent malodorantes, par des jardins, agréables et fleuris, c’est loin d’être une utopie. Cela existe déjà, à Honfleur (Calvados), où les eaux usées sont traitées en partie par phytoépuration, ou au parc du Chemin de l’île, à Nanterre (Hauts-de-Seine), où l’eau de la Seine devient utilisable pour la baignade. 
Depuis l’Antiquité, les hommes ont compris que les plantes pouvaient être utilisées pour améliorer la qualité de l’eau. Mais ce n’est que dans les années 1990 que la phytoremédiation a suscité des recherches suffisantes pour trouver des applications à grande échelle. Dépolluer un sol contaminé, des eaux usées, un air chargé en composés chimiques, ou valoriser des boues d’épuration, pour toutes ces missions, les plantes sont capables de remplacer l’industrie. Elles dégradent des composés chimiques complexes, qu’elles utilisent pour se nourrir, et leurs racines abritent des microorganismes, qui font le même travail que les stations d’épuration.
Le parc du Chemin de l’île, à Nanterre, assure sur 15 hectares le traitement d’une partie des eaux de la Seine. ©Phytorestore
Sécurité sanitaire

Phytorestore
, première société française spécialisée dans les « Jardins filtrants » utilise divers types d’installation selon le but : épurer de l’air, de l’eau, ou des boues d’épuration. Dans tous les cas, le substrat à dépolluer est isolé de l’environnement jusqu’à son traitement complet, pour assurer la sécurité sanitaire. Le travail de dépollution est principalement effectué par les plantes, et complété par un système de filtres à changer tous les 10 ans, qui se chargent de piéger les éléments non-phytoassimilables. Le résultat est garanti. 
«  À condition de lui réserver suffisamment d’espace, un jardin filtrant peut totalement remplacer une usine d’épuration », explique Énée Bussac, responsable des ventes de Phytorestore. Bureau d’étude qui propose des jardins clés en main aux collectivités et aux entreprises qui sollicitent ses services, Phytorestore s’est occupé par exemple d’un écoquartier de 50 000 habitants dans la ville industrielle de Wuhan, en Chine, sur les bords du Yangtsé. «  En France, la phytorestauration est encore méconnue. Les collectivités s’y intéressent de plus en plus, mais hésitent à se lancer dans de très grands projets. Pourtant, techniquement, c’est possible. » La plus grande réalisation française de Phytorestore, la station de phytoépuration de Honfleur, sur 4 hectares (l’équialent de six terrains de football), assure le traitement de l’eau pour 26 000 personnes.

Des solutions émergent

La recherche en phytoremédiation est très active. Si plusieurs substances chimiques restent problématiques (certains métaux lourds, les polychlorobiphényles - PCB), au fur et à mesure que la connaissance des propriétés dépolluantes des végétaux avance, des solutions émergent. Pour les métaux, sont utilisées des plantes hyperaccumulatrices, capables de concentrer du nickel, de l’or, du cobalt... dans leurs tiges ou leurs feuilles. Aux États-Unis, certaines sociétés se spécialisent même dans le phytominage : l’exploitation des métaux contenus dans les plantes utilisée à la phytoremédiation : lentilles d’eau, osier vert ou trèfle rouge. 
La phytoremédiation, outre le traitement de l’eau, de l’air ou des boues, permet aussi d’améliorer la biodiversité des zones urbaines et péri-urbaines. Elle recrée des zones humides, refuges pour de nombreuses espèces d’oiseaux et de batraciens, « et dans la mesure du possible, toujours avec des végétaux locaux », affirme Énée Bussac. L’entretien des jardins est donc facile, assuré par les services espaces-verts des collectivités, et surtout, peu coûteux.