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24/09/2011

Plateaux des Capucins à Angers

ETUDES DE CAS

Ecoquartiers en France - Plateau des Capucins à Angers : de l'écoquartier à la ville désirable

Jean-Philippe Defawe, bureau de Nantes | 22/02/2011 | 11:50 | Territoire

video


 

Ecoquartiers en France - Plateau des Capucins à Angers : de l'écoquartier à la ville désirable

Retrouvez la vidéo en cliquant sur le lien suivant : 
http://www.dailymotion.com/video/xh4qr5_ecoquartiers-en-france-angers-plateau-des-capucins_news?start=2#from=embed

La ville d'Angers est en train d'aménager son dernier territoire naturel sur le plateau des Capucins, au nord-ouest de la ville. Pour organiser cette opération qui s'étend sur quelque 100 ha, la Société d'Aménagement de la Région d'Angers (Sara) a confié le marché de maîtrise d'oeuvre à l'atelier Castro-Denisoff qui a souhaité recréer dans cette partie de ville, les attraits de la périphérie.

 

Agrandir la photo© DR
La ville d'Angers est en train d'aménager son dernier territoire naturel sur le plateau des Capucins, au nord-ouest de la ville

 

L'opération est titanesque. Quelques chiffres : 104 hectares à aménager, 700 000 m2 Shon à construire dont 5000 logements... « Cela représente à terme la population de la deuxième ville de l'agglomération avec 15 000 habitants. C'est un projet considérable » explique Jean-Charles Maria, directeur de la Sara.
En 1998, la ville d'Angers a lancé une étude de définition pour dessiner un nouveau quartier dans ce périmètre situé à l'intérieur de la boucle du récent contournement autoroutier nord, entre le CHU à l'ouest et le quartier populaire de la cité Verneau. Trois équipes travaillent sur le projet : Christian de Portzamparc, Alain Sarfati et l'atelier Castro-Denisoff qui sera finalement retenu en 2003 après concertation avec les habitants.
Le projet Casto-Denisoff cherche avant tout à retrouver les qualités de la ville ancienne, avec une urbanisation dense, mais qui soit attractive pour sa qualité de vie. « Un des éléments fondateur de ce projet était la commande telle qu'elle était énoncée, c'est-à-dire, comment fabriquer un quartier urbain qui soit à même de concurrencer les habitats pavillonnaires des environs d'Angers » explique Sophie Denisoff. 
Le plan d'urbanisme s'appuie sur le modelé du terrain et l'échelle bocagère en jouant sur la succession de deux concepts : des parties construites appelées « archipels » constituées d'îles de densités et de typologies variables et des lanières vertes, qui représente un tiers de la Zac. Ilots denses et jardins se font face sur des limites franches et dans un maillage de circulations douces. Outre leur aspect paysager, ces espaces publics végétalisés forment un système de récupération des eaux pluviales particulièrement efficace. La Zac terminée devrait préserver le débit de fuite actuel (deux litres/seconde/hectare), évitant ainsi les inondations et la pollution de la Maine par les eaux de ruissellement des voiries.

Ces grandes lanières de jardins ou d'îlots construits sont traversées par la nouvelle ligne de tramway, qui sera opérationnelle en juin et qui forme la colonne vertébrale du quartier. C'est aujourd'hui une pièce maitresse du puzzle qui permet de relier le pôle d'activité du Port Meslet, vitrine technologique d'entrée de ville ; la place des Capucins, épicentre du quartier qui concentrera les équipements majeurs ; la cité Verneau, un quartier populaire en cours de réhabilitation ; et le plateau de la Mayenne, également en cours d'aménagement.

Bien évidemment, le cahier des charges de la Zac impose des labels ou certifications environnementaux (BBC, Habitat et environnement...) mais pour la ville, c'est l'équilibre social du quartier qui est avant tout recherché. « Notre approche peut se résumer ainsi : un habitat de qualité dans une ville désirable, de mémoire et empreinte de modernité » conclut Sophie Denisoff.

Jean-Philippe Defawe, bureau de Nantes | Source LE MONITEUR.FR

 

29/04/2011

Un nouvel écoquartier de 1 400 logements sur le site des anciens Abattoirs de Dijon : l’écocité Jardin des Maraîchers.

La Société Publique Locale d’Aménagement de l’Agglomération Dijonnaise (SPLAAD) a choisi le groupement composé par l’agence Nicolas Michelin & Associés pour concevoir un nouvel écoquartier de 1 400 logements sur le site des anciens Abattoirs de Dijon : l’écocité Jardin des Maraîchers.

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30/06/2010

Les lauréats par région du palmarès Ecoquartiers 2009

Les lauréats par région du palmarès Ecoquartiers 2009 du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la mer.

http://www.ecoquartier.developpement-durable.gouv.fr/rubr...

Les lauréats par région

Alsace
1 lauréat
Aquitaine
2 lauréats
Auvergne
1 lauréat
Basse-Normandie
1 lauréat
Bourgogne
1 lauréat
Champagne-Ardennes
3 lauréats
Ile-de-France
4 lauréats
Limousin
1 lauréat
Lorraine
1 lauréat
Nord-Pas-de-Calais
3 lauréats
Pays-de-la Loire
3 lauréats
Poitou-Charentes
1 lauréat
Rhône-Alpes
3 lauréats

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Le palmarès Ecoquartiers 2009

Le palmarès Ecoquartiers 2009 du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la mer.

http://www.ecoquartier.developpement-durable.gouv.fr/rubr...

:: Le Grand Prix National

  • Grenoble - ZAC de Bonne (format PDF - 274.8 ko)

:: Le palmarès par thématique

Catégorie Eau

  • Granville - La Clémentière (format PDF - 271.7 ko)
  • Lille - Les Rives de la Haute-Deûle (format PDF - 248.5 ko)

Catégorie Déchets

  • Bayonne - ZAC du Séqué (format PDF - 282.6 ko)

Catégorie Biodiversité / Nature en ville

Catégorie Mobilité

  • Cognin - Villeneuve (format PDF - 296.9 ko)
  • Nancy - Nancy Grand Cœur (format PDF - 251 ko)
  • Strasbourg - Quartier durable « Danube » (format PDF - 259.8 ko)

Catégorie Sobriété Energétique

  • Bordeaux - La Berge du Lac (format PDF - 264.7 ko)
  • Frontignan - ZAC des Pielles (format PDF - 288.4 ko)
  • Paris - Fréquel Fontarabie (format PDF - 277.5 ko)

Catégorie Densité et Formes Urbaines

  • Garges-lès-Gonesse - Quartier de la Muette (format PDF - 276.4 ko)
  • Lyon - Lyon Confluence (format PDF - 264.3 ko)
  • Nantes - ZAC Bottière Chénaie (format PDF - 264.7 ko)

Catégorie Ecoconstruction

  • Poitiers - Ecoquartier du Moulin Apparent (format PDF - 243.9 ko)
  • Reims - quartier Dauphinot-Rémafer (format PDF - 260.7 ko)
  • Reims - quartier 12° escadre d’aviation (format PDF - 263.9 ko)

:: Mentions spéciales

Projets d’avenir

Soutien spécial aux petites villes

Soutien spécial aux projets ruraux

  • Douzy - Les petites Grèves (format PDF - 277.2 ko)
  • Faux la Montagne - Le four à pain (format PDF - 261 ko)
  • Vitteaux - Saint-Germain (format PDF - 282.8 ko)

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21/11/2009

Projet d'écoquartier à Avignon pour 2015

"La copie est à revoir"

Près de 150 habitants ont fait entendre leur opposition au projet d'écoquartier. Le projet n'est qu'un embryon mais la contestation est déjà majeure.

La municipalité souhaite réaliser un écoquartier (entre l'Agroparc et la Courtine) qui pourrait voir le jour en 2015. Le quartier sera intégré au sein d'une zone d'aménagement concerté, la ZAC du Canal du Puy qui s'étend sur 41 hectares. Mais avant même que les premières pierres ne soient posées, la ville doit franchir une étape incontournable. La modification du POS (Plan d'Occupation des Sols) des quartiers d'Avignon Sud. Et dans l'état actuel, le POS révisé et soumis au riverain ne satisfait pas les habitants.

Un manque d'information :

Regroupés au sein du collectif "Avignon Sud", les riverains ont édité une pétition (signée plus de 1500 fois) intitulée "Notre quartier est en danger". Le 4 novembre, rassemblés devant la mairie annexe Sud Rocade, près de 150 riverains sont venus faire entendre leur mécontentement. A leur écoute, Madame Geneviève Guignot, commissaire-enquêteur en charge de l'enquête d'utilité publique destinée à prendre en compte l'avis des habitants. "Mon rôle est de discerner d'une part les réelles incidences que peut avoir ce projet sur le quotidien des habitants et d'autres part les craintes qui ne sont nourries que par le manque d'information".

Ecoquartier, une dénomination abusive ?

"Nous demandons le retrait immédiat des projets de révision simplifié du POS" s'est exclamé Daniel Valette, le président de l'association pour la sauvegarde de la ceinture verte. "Nous pointons les incohérences de ce projet qui se veut écolo. C'est à se demander si le nom d'écoquartier n'est pas là juste pour faire accepter la révision du POS et faire avaler la pilule aux habitants en se targuant de faire du durable. Car si c'est réellement la volonté, pourquoi ne pas déclarer le clos de la Murette inconstructible au lieu d'en faire une zone qui pourra accueillir des immeubles de 5 étages !". Et les inquiétudes ne s'arrêtent pas là. Les habitants craignent de voir disparaître la quiétude de leur quartier. "Le POS prévoit l'élargissement de certaines routes à 12 m ! Bref, notre quartier sera l'itinéraire bis de la circulation d'Avignon Sud !".

Le 9 novembre a marqué la date de clôture de l'enquête publique. Désormais les riverains sont soumis à l'avis que rendra Geneviève Guignot la commissaire-enquêteur. Si la révision du POS est conforme et ne présente aucun défaut technique majeur, Geneviève Guignot donnera un avis favorable. Autrement les élus de la majorité devront revoir leur copie. Car de l'avis de tous les riverains présents, l'idée est bonne mais la copie est à revoir".

Date butoir : le 13 décembre, jour du conseil municipal où sera soumise au vote la révision du POS.

Le projet en chiffres :

L'écoquartier comprendra plus de 50% d'espace public dédié aux espaces verts, équipements publics d'intérêt du quartier dont 11 hectares de parc public aménagé. Plus de 12 hectares seront consacrés à la création de 1200 à 1400 logements en résidence collective et en logement individuel. Le projet conserve 4,5 hectares d'urbanisation existante. L'écoquartier mêlera logements HQE (Haute Qualité Environnementale), commerces et équipements publics. La bonne gestion de l'eau, les transports en commun et les modes doux de déplacements seront privilégiés.

Les écoquartiers en cours de développement en France

Ecoquartiers : un nouveau modèle urbain

De nombreux écoquartiers modèles ont vu le jour en Europe du Nord : à l'occasion d'expositions comme le quartier Kronsberg à Hanovre (Allemagne) et Bo01 à Malmö (Suède), à l'initiative de promoteurs pour le quartier Bedzed à Beddington (Royaume-Uni) et Vesterbro à Copenhague (Danemark) et à l'initiative des habitants du quartier Vauban à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne).

Ces expériences pilotes ont fait des émules en France à l'initiative de professionnels, d'élus mais aussi de particuliers.

Un écoquartier, c'est un projet urbain visant à intégrer trois piliers du développement durable, social, économique et environnemental, à l'échelle du quartier et à réduire son empreinte écologique. L'écoquartier vise tout à la fois une performance environnementale, des économies d'énergie et de matière, une meilleure gestion de l'eau, une mobilité douce, une diversité sociale, intergénérationnelle, une mixité des fonctions et une qualité de vie faisant la part belle à la nature en ville.

Il répond aux divers besoins de ses habitants actuels et futurs et permet de repenser l'habitat et de tester les modes de vie durables (la cogénération, le chauffage urbain, les énergies renouvelables, les jardins partagés, etc.).

Dans le cadre du Grenelle de l'environnement a été lancé un plan de ville durable qui favorise l'émergence d'écoquartiers en France. L'objectif est la réalisation d'au moins un écoquartier avant 2012 dans les communes qui ont des programmes de développement de l'habitat supérieur à 200 logements.

De même, la région Ile-de-France a impulsé cet essor avec le concours Nouveaux Quartiers Urbains. Le 3 février 2009, le préfet de la région Ile-de-France a officialisé le lancement de neuf premiers contrats cadres d'écoquartiers franciliens à :

- Argenteuil (Porte de Saint-Germain),

- Brétigny-sur-Orge (Clause-Bois Badeau),

- L'île-Saint-Denis (Quartier Fluvial),

- Meaux (Foch-Roosevelt),

- Pantin (Gare de Pantin),

- Ris-Orangis (Docks de Ris),

- Saint-Denis (Gare Confluence),

- Saint-Ouen (Docks de Saint-Ouen),

et Trilport (Coeur de Ville).

Ces neufs projets, signés par l'Etat, les aménageurs et les collectivités concernées, concernant des opérations d'au moins 1.000 logements.

En régions, les projets d'écoquartiers voient progressivement le jour. Les plus avancés sont ceux de Grenoble (quartier de Bonne), Lyon (Lyon Confluence), Rennes (ZAC 14 de la Carrouze), Chalon-sur-Saône (nouveau quartier Saint-Jean-des-Jardins).

De nombreux projets sont en cours de réalisation, notamment dans le Nord de la France où leur taille est importante : le quartier du Raquet à Douai, le Grand Large à Dunkerque...

 

 

 

 

24/10/2009

Eco-Logis Stasbourg Neudorf

 

Sous le nom d’ « Eco-Logis Strasbourg Neudorf », un premier projet est actuellement en cours d’études opérationnelles.

 

Ecologis_20091008.jpg

Il prévoit la construction de 11 logements (du studio au 6 pièces ) par un groupe de citoyens souhaitant y habiter ou investir, ce projet étant fédéré par l’association « Eco-Quartier Strasbourg » pour en faire bénéficier le plus grand nombre. Il se situe dans l’Ilot Lombardie, quartier strasbourgeois actuellement en renouvellement urbain, constitué partiellement de friches industrielles et d’habitat vétuste.

Sa conception réunit les trois piliers du développement durable :

- le social en proposant des espaces de vie collective (salle commune, chambre d’amis, buanderie,…) et des moments de convivialité, en favorisant l’entraide et les relations de bon voisinage, tout en respectant l’autonomie de chacun,

- l’économie en favorisant les filières environnementales de construction et en proposant des logements de qualité à des prix adaptés aux investisseurs,

- l’environnement en favorisant les techniques économes en énergie, des matériaux naturels,… et en favorisant les comportements de vie éco-responsables.

D’un montant de 1,8 millions d’euros HT de travaux, le projet est en chantier pour une livraison prévue dans le second trimestre 2010. Par cette première réalisation, il est souhaité démontrer la faisabilité de ce concept (s’il en était nécessaire) et de mettre à profit l’expérience acquise… pour d’autres projets auxquels Eco Quartier vous invite !

Retrouvez le dossier technique complet :

 

10/10/2009

L'éco-lotissement Les Courtils (Bretagne)

Vive la Bretagne !

32 familles vivent dans l'éco-lotissement Les Courtils au coeur de la ville de Bazougues-sous-Hédé, en Bretagne. C'est que le coin est drôlement attirant ! 63 € le mètre carré... mais à une condition : que les acheteurs s'engagent à y bâtir des maisons respectueuses de l'environnement.

Retrouvez en détail tout le projet en cliquant sur :

ficheBazougues.pdf

Maîtres d’oeuvre : Atelier d’architecture Georges Le Garzic & Bernard Menguy, architectes

Maître d’ouvrage : Commune de Hédé (35)

HÉDÉ : ÉCO-LOTISSEMENT VÔTRE

Accéder à la propriété et construire sa propre maison, c’est l’offre de la municipalité de Bazouges-sous-Hédé (Ille-et-Vilaine) en Bretagne. Le deal : 63 € le m² de terrain dans le bourg rural, contre leur engagement à bâtir des maisons respectueuses de l’environnement. Un tarif attractif, notamment pour les ménages moins aisés souhaitant devenir propriétaires. Le projet prévoit également une partie locative afin de favoriser la mixité sociale. Séduites par la qualité de vie que propose l’éco-lotissement "Les Courtils", 32 familles ont choisi de s’y installer.

ENSEMBLE, POUR DEMAIN

Eco-lotissement

"A 32, on est plus forts." C’est ce que se sont dit les propriétaires et locataires de Bazouges-sous-Hédé au moment de s’engager ensemble dans la conception de l’éco-lotissement "Les Courtils". Un cadre et un mode de vie plus respectueux de l’environnement, où chacun peut prétendre vivre de façon harmonieuse, indépendamment de ses ressources ou de son milieu social. Pour garantir cette démarche environnementale, la municipalité a veillé à ce que les futurs propriétaires intègrent les notions de Haute Qualité Environnementale à leur projet de construction. Et ce grâce à des forums et des fiches informatives sur les matériaux sains, l’isolation thermique ou encore sur la maîtrise des consommations d’eau et d’énergie. Parce qu’en matière d’écologie, il n’est pas d’actes vains ou isolés. Un bâtiment éco-conçu est un bâtiment qui ne pollue ni l’environnement, ni la santé de ses occupants. Et, n’oublions pas, chaque geste compte.

 

ENJEUX ET OBJECTIFS

La France compte 30,7 millions de logements, dont 25,8 millions de résidences principales. La consommation moyenne d’énergie primaire et les émissions de CO₂ de ces dernières pour le chauffage et l’eau chaude s’élèvent à 240 kWh/m²/an et 35 kg CO₂/m²/an¹. L’urgence est à la réduction. Le Conseil européen a donc fixé ses objectifs à l’échéance 2012 : devront être à basse consommation (50 kWh/m²/an) ou à énergie positive la moitié des constructions de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine et des logements sociaux, la moitié des bâtiments tertiaires et le tiers des logements privés neufs.

CÔTÉ NOUVELLES CONSTRUCTIONS : TOUTES LES COMMUNES AYANT DES PROGRAMMES DE DÉVELOPPEMENT DE L’HABITAT SIGNIFICATIFS DEVRONT COMPORTER AU MOINS UN ÉCO-QUARTIER.

Surfant sur la vague européenne, Hédé construit donc son éco-lotissement "Les Courtils" avec un double objectif : développer le bourg en préservant son caractère rural grâce à une approche HQE (haute qualité environnementale), et renouveler la population en favorisant la mixité sociale.

 

ACTIONS ET MODALITÉS

Fribourg et Hanovre (Allemagne), premières villes à avoir construit des éco-quartiers, ont fait école. En 2002, la municipalité de Hédé décide à son tour la création d’un éco-lotissement, "Les Courtils", menée à bien grâce aux architectes Bernard Menguy et Georges Le Garzic.  Elément clé de sa réussite : le terrain est vendu au prix attractif de 63 €/m² (contre 80 € en moyenne), en échange de quoi le futur propriétaire s’engage à construire un logement respectueux de l’environnement. Un ensemble de logements locatifs est également prévu, respectant les mêmes critères HQE et permettant de faire de grandes économies d’énergie. L’objectif ici ? Encourager la mixité sociale. 
Les travaux d’aménagement débutent à l’automne 2004, ceux des habitations en 2005. Deux cahiers des charges ont été établis. L’un précise les exigences de la municipalité de Hédé pour le lotissement : modes de mobilité douce (voie à sens unique pour les voitures, zone 30, etc.), végétal prédominant (talus plantés, haies d’essences locales pour séparer les parcelles, plantation d’une pommeraie communale). 
L’autre, à destination des futurs propriétaires, fixe les règles de construction : matériaux "sains" (bois, chaux, brique, terre crue, pierre du pays), récupérateur d’eau de pluie (fourni et financé par la mairie), chauffe-eau solaire et composteur pour le traitement des déchets organiques. Concernant le chauffage, bien que libres de choisir, tous les propriétaires ont opté pour le bois (poêle de masse, à granulés ou à bûches).

 

RÉSULTATS

22 maisons individuelles et 10 logements locatifs sont sortis de terre en 2006. Ces derniers sont destinés à de jeunes ménages, à des personnes âgées, à des personnes seules ou, encore, aux jeunes du centre d’aide par le travail de la commune.
Depuis 2006, 32 familles se sont installées dans l’éco-lotissement de Bazouges-sous-Hédé. Un boulanger bio et un apiculteur ont également choisi de s’implanter dans l’éco-lotissement. Une deuxième tranche de travaux devrait débuter à l’automne 2009. Elle prévoit la création de neuf logements participatifs, basse consommation et avec des espaces communs (salle commune, buanderie), ainsi que cinq lots privés supplémentaires


¹ Rapport du groupe 1 du Grenelle de l’Environnement, "Lutter contre les changements   
climatiques et maîtriser l’énergie", septembre 2007

Lisa Azorin
Journaliste Agence d’informations Reporters d’Espoirs

 

04/09/2009

L'écoquartier "Heudelet 26" à Dijon

LA SEMAAD CHOISIT STUDIOMUSTARD ARCHITECTURE POUR CONCEVOIR L’ÉCOQUARTIER « HEUDELET 26 » À DIJON

La Société d'Economie Mixte d'Aménagement de l'Agglomération Dijonnaise (SEMAAD) a été chargée par la Ville de Dijon d'aménager le site des anciennes casernes Heudelet, situé à proximité immédiate du centre ville, acquis par la collectivité dans le cadre du plan de restructuration des armées puis cédé à l'aménageur en 2003.

Une partie de ce site a déjà été l’objet d’une importante opération d’aménagement, puisque le bâtiment principal, rénové (7 115 m²) et agrandi (1 227 m²) par la SEMAAD, accueille depuis 2005 les locaux de la communauté d’agglomération du Grand Dijon.

Aujourd'hui, la SEMAAD engage la phase cardinale de l'opération, consistant à aménager le terrain de 2,8 ha qui constituera, avec les locaux du Grand Dijon, l’écoquartier « Heudelet 26 ».

« L’écoquartier ‘’ Heudelet 26 ‘’ constituera une opération d’aménagement pilote de la SEMAAD, ambitieuse en matière d’écologie urbaine, d’aménagement durable et de qualité architecturale, et à même d'être reconnue aux plans régional, national et européen comme une opération de référence servant l’objectif fixé par le Sénateur-Maire François REBSAMEN de faire de Dijon la première ville écologique de France », commente Thierry LAJOIE, directeur général de la SEMAAD.

S’appuyant sur le Plan d’Orientations Stratégiques d’Aménagement Durable, Econome et Responsable (POSADER) dont elle s’est dotée en octobre 2008, et sur son Système de Management Environnemental Vert3 qui lui est attaché, la SEMAAD a en effet choisi de réaliser un quartier durable exemplaire, aménagé selon les critères urbains, sociaux, environnementaux, énergétiques, fonctionnels, économiques et de gouvernance les plus novateurs et les plus performants.

Pour satisfaire cette ambition, la SEMAAD a organisé, sur la base d'un cahier des charges exceptionnel comportant 83 actions durables prioritaires, une consultation destinée à retenir le meilleur projet d'aménagement urbain et d'architecture paysagère de l'écoquartier « Heudelet 26 ».

Au terme de cette consultation nationale qui a vu concourir une quarantaine d’équipes d’urbanistes et s'affronter 5 finalistes français (parisiens, lyonnais, marseillais et dijonnais) et étranger (de Fribourg, en Allemagne), la SEMAAD a désigné comme lauréat le projet du groupement d'entreprises constitué par la jeune agence dijonnaise STUDIOMUSTARD ARCHITECTURE de Véronique FLURER et Guillaume BOUTEILLE.

Le projet d'aménagement proposé par le groupement animé par STUDIOMUSTARD ARCHITECTURE s'est en effet avéré comme répondant le mieux aux défis de complétude et de complexité durables assignés par la SEMAAD à l'écoquartier « Heudelet 26 ».

Ce projet assure en effet notamment :

- un équilibre recherché entre la préservation du patrimoine bâti et naturel existant issu de l'histoire militaire du site et l'aménagement d'un quartier éminemment contemporain ;

- la tranquillité et la sécurité d'un quartier exclusivement piéton, aisément accessible par le futur tramway, desservi par les Vélodi et doté d'un parc de stationnement automobile mutualisé semi-enterré implanté en bordure du quartier, en ruban entre l'avenue du Drapeau et la rue du 26ème Dragons, et supportant une coulée verte piétonne et des aires de jeux ;

- l'harmonie d'un programme particulièrement riche et intense, dans lequel se côtoient agréablement une mixité fonctionnelle (250 à 300 logements, 1 500 à 3 000 m2 de bureaux, 2 700 à 3 000 m2 de résidences culturelles incluant la compagnie de théâtre de rue des 26 000 couverts et 9 ateliers d'artistes créateurs, activités et commerces de proximité, espaces publics de haute qualité...), une mixité sociale (par exemple 40 % de logements locatifs sociaux, 30 % de logements en accession sociale à la propriété, 30 % de logements en accession et locatifs libres), une mixité typologique (de l’immeuble villa à l'immeuble collectif, du studio au T6, toujours avec jardins, terrasses et/ou balcons privatifs), et une mixité architecturale (succession rythmée de bâtiments et façades aux formes, matériaux et couleurs différents) ;

- l'éco-équilibre et l'éco-gestion du quartier tout entier, dont les consommations énergétiques seront intégralement compensées par des productions énergétiques en en faisant le premier quartier certainement basse consommation et peut-être même à énergie positive de Dijon et de Bourgogne (et dont le bilan carbone sera évalué), grâce à une desserte et une gestion énergétiques très innovantes privilégiant les énergies renouvelables (géothermie, récupération des calories des eaux usées, contribution des masses végétales aux régulations thermiques, toits paysagers et photovoltaïques). Les bâtiments seront BBC, éco-orientés voire passifs et à énergie positive. Ils privilégieront une bonne maîtrise des rejets liquides, solides et gazeux, ainsi qu’une réutilisation des eaux de pluie. Le chantier sera à faible impact environnemental exemplaire (réutilisation sur place des déblais, maîtrise des pollutions et gestion des déchets, utilisation de filières courtes locales) ;

- le plaisir d'un environnement naturel exceptionnel, le quartier étant conçu comme un parc public ouvert sur la ville caractérisé par des espaces de paysages végétalisés libres, la plantation d'une forêt (opération de reboisement en ville constituant une première dijonnaise), une coulée verte, un jardin submersible, la réintroduction d'une faune et d'une flore locales en ville et un entretien économe et sans aucun produit chimique.

« L’écoquartier Heudelet 26 est une approche sensible et durable, une nouvelle façon de concevoir le territoire à Dijon. Il développe des visions convergentes sur les enjeux contemporains de l’aménagement urbain et du rapport entre urbanisation, paysage, architecture et environnement », commentent Véronique FLURER et Guillaume BOUTEILLE.

Déjà distingué par l'appel à projets du Conseil Régional de Bourgogne et candidat à plusieurs appels à projet exemplaires nationaux, l'écoquartier « Heudelet 26 » pourra ainsi préfigurer la création d'autres écoquartiers contemporains dijonnais (Hôpital général, Pont des Tanneries, Etamat/Petit Creuzot/Bonnotte, Abattoirs-Mont Blanc...).

Les bâtiments peuplant l'écoquartier « Heudelet 26 » feront l'objet de concours entre opérateurs (promoteurs, constructeurs, bailleurs...) au premier semestre 2010. Les logements, bureaux et commerces seront livrés au début de l'année 2012.

A propos de la SEMAAD

Créée en 1961 pour aménager le Lac Kir par des actionnaires publics et privés au premier rang desquels la Ville de Dijon et présidée par Pierre PRIBETICH, vice-président de la communauté d’agglomération du Grand Dijon et conseiller municipal de Dijon délégué à l’urbanisme, la Société d’Economie Mixte d’Aménagement de l’Agglomération Dijonnaise est une société anonyme d’économie mixte locale au capital de 600.000 euros placée au service des 116 communes de l’aire du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) Dijonnais.

La SEMAAD intervient pour aménager des quartiers d’habitation et d’activités et construire des bâtiments privés comme des équipements publics, tantôt comme maître d’ouvrage, concessionnaire (de ZAC par exemple), propriétaire et maître d’œuvre, conductrice d’opérations, assistante au maître d’ouvrage ou prestataire de services.

Avec un chiffre d’affaires moyen annuel de 2,5 millions d’euros, un résultat net moyen annuel de 0,4 millions d’euros et un bilan dont le total s’équilibre au montant de 66 millions d’euros, elle est le principal opérateur d’aménagement de l’agglomération dijonnaise.

Le nouveau dispositif d’entreprises publiques locales d’aménagement de l’agglomération dijonnaise verra au mois de juillet 2009 la SEMAAD complétée par une Société Publique Locale d’Aménagement (SPLA) de l’agglomération dijonnaise.

A propos du groupement lauréat

Le groupement d’entreprises lauréat du marché privé de services d’aménagement urbain et d’architecture paysagère est animé par l’agence dijonnaiseSTUDIOMUSTARD ARCHITECTURE, architectes urbanistes mandataire. Créée en 2007 à Dijon, STUDIOMUSTARD ARCHITECTURE est dirigée par Véronique FLURER, 33 ans, architecte DPLG (Ecole d’Architecture de Versailles) et Guillaume BOUTEILLE, 37 ans, architecte DPLG (Ecole d’Architecture de Paris-La Villette), tous deux membres du collectif de jeunes architectes dijonnais FAKIR. STUDIOMUSTARD ARCHITECTURE s’est consacrée à la maîtrise d’œuvre d’opérations de logements sociaux et de projets privés (écogite à Ruffey-les-Echirey, immeubles d’habitations, Bistro Quentin), ainsi qu’à la scénographie d’expositions (« Ecologique Cité », « Méga City in China », Dijon).

Pour ce projet, STUDIOMUSTARD ARCHITECTURE s’est associée la compétence d’une jeune agence d’architectes parisienne, EXP ARCHITECTES, dirigée parMaxime VICENS, 35 ans, Antoine CHASSAGNOL, 33 ans, et Nicolas MOSKWA, 38 ans, tous trois architectes DPLG (Ecole d’Architecture de Paris La Villette). EXP ARCHITECTES a par exemple été retenue comme maître d’œuvre de projets de construction de logements THPE (ZAC Alsthom, Saint-Denis), d’études pour le réaménagement d’une place (Valladolid) ou d’études de programmation d’espaces publics (Carquefou, Nantes Métropole).

STUDIOMUSTARD a choisi pour paysagiste du projet la jeune agence parisienne SEMPERVIRENS PAYSAGISTES URBANISTES ASSOCIES, dirigée par Pierre SARRIEN, 30 ansFrédéric Charles AILLET, 33 ans et Raphaël FAVORY, 29 ans, paysagistes DPLG (Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles).

SEMPERVIRENS s’est en particulier vue chargée du suivi de chantier d’un Jardin submersible (ZAC des Deux Lions, Tours), de la conception des murs végétaux des jardins de la nouvelle ambassade de France et de la représentation diplomatique de l’Union européenne à Tokyo, de la réalisation d’un parc public (Saint-Brieuc), du traitement des eaux usées des jardins de l’aéroport de Djeddah, de la valorisation paysagère et environnementale du site de la Croix Catelan (Bois de Boulogne, Paris).

Ensemble, Véronique FLURER (STUDIOMUSTARD ARCHITECTURE), Maxime VICENS et Antoine CHASSAGNOL (EXP ARCHITECTES) et Frédéric Charles AILLET (SEMPERVIRENS) se sont auparavant illustrés comme chef de projet au sein de l’Agence Nicolas MICHELIN et Associés (ANMA, Paris), par exemple en dirigeant le projet de la ZAC de l’Amphithéâtre à Metz, ZAC durable mixte de 20 ha.

STUDIOMUSTARD s’est enfin associé l’expertise de EVEN CONSEIL, cabinet angevin d’évaluation et de performance environnementales filiale de CITADIA, ainsi que de deux jeunes artistes dijonnais intervenant comme consultants culturels du projet, Ida TURSIC, 35 ans et Wilfried MILLE, 35 ans, diplômés de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Dijon et en résidence culturelle dans le quartier Heudelet.

Plus d'info sur :www.semaad.com

Emmanuel Bouillin

Directeur du Développement Durable et de la Qualité

Société d'Economie Mixte d'Aménagement

de l'Agglomération Dijonnaise (SEMAAD)

Tél: 03.80.72.58.11

Tél portable: 06.69.33.39.17

Fax: 03.80.72.23.47

Email: ebouillin@semaad.com

Site Internet : www.semaad.com

24/08/2009

Le quartier Alturan à St Jean de Luz

Découvrez le projet de ce futur éco quartier à St Jean de Luz dans les Pyrénées Atlantiques :

Quelques chiffres au sujet du stationnement prévu pour 247 logements. Aucune offre de transport en commun n'est prévu, à court ou moyen terme, pour relier le quartier au centre-ville et aux pôles emploi. Les futurs habitants n'auront pas d'alternative à la voiture individuelle.

200 places de stationnement public et 207 places de stationnement privé sont prévus.

Il est intéressant de noter que même si ce projet d'éco quartier ne suit pas les principes du référentiel EcoQuartier en matière de mobilité, le nombre de placement de stationnement (public + privé) est limité à 1,6 par logement.

Ne doutons pas un instant qu'il eut été bien inférieur en présence de desserte de bus, d'arrêt de tramway, de pistes cyclables et de proximité immédiate avec le centre-vile (moins de 3,5 kms).

fiche_Alturan_cle0512cc.pdf