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24/10/2009

Une éolienne qui transforme l'air en eau potable

 

L'homme qui changeait l'air en eau

Marc Parent est l'inventeur de l'Eole Water, une éolienne qui transforme l'humidité contenue dans l'air en eau potable. Son projet: commercialiser son concept dans les pays en voie de développement.

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Les Eole Water transforme l'humidité contenue dans l'air en eau potable.

Les Eole Water transforme l'humidité contenue dans l'air en eau potable.

Comment fonctionne l'Eole Water ?

L'humidité contenue dans l'air est captée par l'éolienne et condensée pour devenir de l'eau. Celle-ci passe ensuite dans le mat où elle est filtrée puis stockée. Après, il n'y a plus qu'à ouvrir le robinet pour récupérer l'eau potable. Grâce à ce système, on peut récupérer jusqu'à 1000 litres d'eau par jour.

Quelles sont les avantages de ces éoliennes?

Ces éoliennes ne sont pas un produit miracle mais elles permettraient déjà de résoudre le problème de l'eau dans de nombreux pays en développement. J'ai construit ces Eole Water dans le but de les distribuer en Afrique. Dans beaucoup de pays, il n'y a pas suffisamment d'eau et les puits construits par les ONG se polluent très rapidement. Avec ces éoliennes, le problème ne se pose plus. De plus, elles sont sans impact pour l'écologie. Elles ne polluent pas et ne consomment pas d'énergie autre de celle du vent. C'est une vraie solution de développement durable. Pour palier la sécheresse, de nombreux pays pratiquaient le dessalement de l'eau de mer mais cette technique est très polluante.

Il ne suffit pas d'avoir une bonne idée pour faire une bonne action

Ces éoliennes sont-elles déjà en activité ?

Les Etats-Unis et l'Australie, qui subissent chaque année de grandes sècheresses, soutiennent le projet mais aucun contrat n'a encore été signé. Les ONG commencent aussi à s'y intéresser mais elles n'ont pas encore les moyens de s'en procurer. Je me suis rendu compte qu'il ne suffisait pas d'avoir une bonne idée pour faire une bonne action. Les prototypes sont au point depuis le début de l'année et nous sommes aujourd'hui à la recherche de financiers pour pouvoir fabriquer ces machines à grande échelle et faire baisser les coûts. Ces éoliennes coûtent entre 10 000 et 50 000 euros selon leurs tailles. Mais j'espère bien que nous parviendrons à en envoyer sous peu dans les pays nécessiteux.

Comment vous est venue cette idée ?

L'idée a germé il y a une dizaine d'années. Je vivais aux Antilles et ma maison n'était pas reliée au réseau d'eau potable. J'ai donc commencé par « trafiquer » mon climatiseur pour récupérer l'eau condensée. C'est à partir de ce moment là que j'ai imaginé un procédé pour transformer l'humidité contenue dans l'air en eau. On dit généralement que les inventions naissent d'un besoin... Eole Water en est la preuve !

http://www.eolewater.com/fr/

 

Eco-Logis Stasbourg Neudorf

 

Sous le nom d’ « Eco-Logis Strasbourg Neudorf », un premier projet est actuellement en cours d’études opérationnelles.

 

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Il prévoit la construction de 11 logements (du studio au 6 pièces ) par un groupe de citoyens souhaitant y habiter ou investir, ce projet étant fédéré par l’association « Eco-Quartier Strasbourg » pour en faire bénéficier le plus grand nombre. Il se situe dans l’Ilot Lombardie, quartier strasbourgeois actuellement en renouvellement urbain, constitué partiellement de friches industrielles et d’habitat vétuste.

Sa conception réunit les trois piliers du développement durable :

- le social en proposant des espaces de vie collective (salle commune, chambre d’amis, buanderie,…) et des moments de convivialité, en favorisant l’entraide et les relations de bon voisinage, tout en respectant l’autonomie de chacun,

- l’économie en favorisant les filières environnementales de construction et en proposant des logements de qualité à des prix adaptés aux investisseurs,

- l’environnement en favorisant les techniques économes en énergie, des matériaux naturels,… et en favorisant les comportements de vie éco-responsables.

D’un montant de 1,8 millions d’euros HT de travaux, le projet est en chantier pour une livraison prévue dans le second trimestre 2010. Par cette première réalisation, il est souhaité démontrer la faisabilité de ce concept (s’il en était nécessaire) et de mettre à profit l’expérience acquise… pour d’autres projets auxquels Eco Quartier vous invite !

Retrouvez le dossier technique complet :

 

23/10/2009

Focus sur l'écoquartier

Focus sur l’écoquartier

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L’écoquartier nous démontre que sans être militant, nous pouvons parfaitement vivre dans un appartement moderne et être écolo. L’écoquartier est un projet urbain de réhabilitation intégrant des infrastructures économisatrices d’énergie et écologiques dans le but de réduire notre empreinte écologique. Cette tendance, née dans les pays du Nord, a pourtant du mal à  se développer chez nous. Pourtant, d’un point de vue environnemental, l’écoquartier ou quartier durable est une solution parfaite afin de minimiser notre impact écologique et ainsi offrir à nos générations futures un environnement durable.

Le principe de l’écoquartier

Confrontés aux extensions urbaines, aux problèmes physiques et environnementaux, l’écoquartier apparaît comme une issue afin de minimiser notre impact sur l’environnement et favoriser la mixité sociale, en :
- réduisant les consommations énergétiques (consommations au m² aussi faibles que possible, grâce aux énergies renouvelables…).
- incitation à l’utilisation de transports doux (transports en commun, vélo, marche à pied): les écoquartiers favorisent l’usage du vélo via la création de pistes cyclables, la présence de parking à vélo sécurisé, de voies piétonnes…
- diminuant les consommations d’eau : les eaux pluviales sont récupérées et utilisées pour arroser les espaces verts, nettoyer la voie publique ou alimenter l’eau des WC.
- limitant la production des déchets (tri sélectif, récupération, transformation…).
- favoriser la biodiversité (espaces verts respectueux de la faune et de la flore…).

Dans un écoquartier, les habitants sont généralement très impliqués et fidèles aux principes de développement durable.

Ces écoquartiers

Aux abords des villes européennes, les nouveaux quartiers écolos proposent de nouveaux styles de vie, aux proportions plus humaines. Couleurs et verdure sont leur marque de fabrique.

BedZed

 

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Au sud de Londres, dans la ville de Sutton, Beddington Zero Emissions Development (BedZED) est une initiative alliant architecture écologique, modes de transport doux et promotion du développement économique local. L’objectif est de permettre aux habitants de mener un mode de vie durable sans sacrifier la modernité, l’urbanité et la mobilité. Ainsi, le quartier regroupe 100 logements. Afin de réduire l’impact sur l’environnement,  on utilise de grandes baies vitrées privilégiant la lumière naturelle, des panneaux solaires, et on récupère l’eau de pluie. Quant à la ventilation, le vent s’en occupe. L’astuce judicieuse réside dans les compteurs. Les compteurs sont apparents et une led rouge clignote plus ou moins rapidement selon notre consommation électrique, ce qui nous fait prendre conscience de l’énergie que l’on consomme.

Hammarby

 

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Dans le quartier d’Hammarby à Stockholm, l’utilisation des énergies renouvelables et recyclables sont intégrées dans la vie quotidienne du quartier.
L’eau de pluie propre est récupérée puis reversée dans le canal, l’eau sale comme celle des toilettes est conduite vers une centrale d’épuration où elle est en partie transformée en biogaz. Un biogaz qui sera ensuite utilisé pour les bus et transports de la ville mais également pour faire fonctionner les cuisinières et alimenter le système de chauffage.
Quant aux déchets organiques, domestiques, papiers et journaux, ils sont triés et aspirés dans de grandes cuves avant d’être transformés en biogaz ou compost, recyclés ou tout simplement brûlés.
Là encore, un système judicieux qui évite l’utilisation du camion poubelle pour le ramassage de ces déchets, permettant ainsi une réduction des émissions de Co2. Ce quartier modèle a été observé par un grand nombre de délégations mondiales.

Eva-Lanxmeer

 

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Près d’Utrecht, à Collenberg, le quartier durable d’Eva-Lanxmeer accueille des maisons individuelles, des logements sociaux, des résidences en autogestion ou des maisons d’architectes.
L’originalité de ce site réside dans son règlement, qui marque la vie en commun.
Premièrement, il faut accepter de ne pas garer sa voiture devant sa maison.
Ensuite, les barrières de jardins sont inexistantes. Le site a été conçu comme un paysage.
Dernièrement, il est interdit de vider des produits toxiques dans les éviers afin de ne pas détruire le système de traitement biologique de l’eau.

Le quartier durable attache donc une importance particulière aux principes de bonne gouvernance, à la mixité socio-économique, culturelle et générationnelle. Êtes- vous prêts à vivre dans un écoquartier?

16/10/2009

40 % des Français envisageraient de se séparer de leur véhicule.

La tendance se confirme et s'accélère : les Français sont les européens qui ont le plus modifié leurs habitudes d'automobilistes face à la crise.

A l'heure où les villes travaillent sur la création de nouveaux quartiers et sur la place des voitures dans ces quartiers ou... en périphérie, voilà une étude qui doit interpeller les collectivités et les décideurs et les amener à raisonner non pas avec nos référentiels de 2009 mais avec imagination : comment la société va-t-elle évoluer dans les années à venir ? Comment la crise et la nouvelle hausse inévitable et permanente des prix du carburant va faire évoluer l'homo véhiculus !

La crise bouleverse les habitudes des automobilistes français

L'institut Ipsos pour le compte de l'observatoire Europcar du transport a réalisé une enquête d'opinion sur le thème : « les automobilistes français et la crise », dont les conclusions ont été rendues publiques hier.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la crise a considérablement affecté le comportement des automobilistes de l'Hexagone. Ainsi, 95 % d'entre eux avouent avoir révisé leurs habitudes au volant, contre 89 % des Européens. Parmi les principaux changements, les automobilistes hexagonaux roulent plus lentement à 82 %. Ils sont aussi plus nombreux à laisser leur voiture au garage pour les courts trajets, et préfèrent prendre les transports en commun (72 % des personnes interrogées). Car les Français trouvent que leur véhicules pèse lourd dans le porte-monnaie.

92 % des automobilistes pensent en effet que posséder une voiture coûte cher, contre seulement 84 % des Européens. Et 25 % d'entre eux déclarent même que le coût de leur voiture n'est « pas raisonnable » au vu de la situation de leur budget. 40 % vont plus loin : ils envisagent de se séparer carrément de leur véhicule dans les mois qui viennent pour limiter les frais.

Les Français sont selon cette étude les Européens qui ont le plus modifié leurs habitudes d'automobilistes face à la crise.

F.G.

jeudi octobre 15, 12:04 PM

10/10/2009

Huit semaines sans voiture

Quatre Nantais se passent de voiture pendant 8 semaines ! Pourquoi pas nous, pourquoi pas vous ?

Znius Expérience, saison III ? Ce n'est pas une énième émission de télé-réalité, encore moins une série télévisée. Juste une expérience tentée par quatre Nantais triés sur le volet. Leur mission ? Ne pas prendre leur voiture pendant près de huit semaines et utiliser tous les transports en commun, du tram au bus en passant par les services de vélo Bicloo et d'auto-partage Marguerite.

A l'origine de cette opération, qui a débuté le 15 septembre, Jérôme Guienne, le patron de Loc Eco, un petit loueur de voitures qui propose des forfaits de location. "Aujourd'hui, dans le centre de Nantes, tous les moyens sont mis en oeuvre pour se passer de la voiture, affirme M. Guienne. La location, c'est du pouvoir d'achat en plus. Ce qui manque, c'est le déclic, comme pour les fumeurs." La saison II a été couronnée de succès. Selon lui, "les quatre candidats se sont tous séparés de la deuxième voiture de la famille". Loc Eco, qui espère bien récupérer des clients, prête au "cobaye" qui le souhaite un véhicule le week-end.

Cyrille Guérin, sapeur-pompier : "Avant, je pensais "voiture""

Ce sapeur-pompier, marié et père de deux enfants - 3 ans et demi et 13 mois - utilisait sa Xsara Picasso pour un oui ou pour un non. Il faut dire que la famille Guérin habite à Sainte-Luce-sur-Loire, à environ dix kilomètres du centre de Nantes. Au fil des jours, Cyrille s'est aperçu qu'elle ne lui manquait pas du tout. Une révélation pour cet "accro" qui passait deux heures par jour dans sa voiture. "Au-delà d'un kilomètre, je la prenais", avoue-t-il. Depuis, si, parfois, il lui arrive de devoir pédaler pendant une demi-heure sous la pluie à 6 heures du matin pour rejoindre sa caserne, il dit avoir pris goût aux solutions alternatives de transport. Et il met un point d'honneur à se débrouiller tout seul : "C'est pas toujours facile ! Ce soir, j'ai une fête, loin de chez moi. Des copains m'ont proposé de venir me chercher, j'ai refusé." Sa candidature à la Zenius Expérience a été motivée par des questions écologiques mais aussi économiques. Le couple possède deux voitures mais l'une des deux reste le plus souvent en stationnement. Il réfléchit sérieusement à la vendre. Même s'il reconnaît qu'avec deux petits enfants, c'est parfois "un peu galère" de ne pas avoir de voiture. "Si j'avais une station "Marguerite" en bas de chez moi, je ne réfléchirai même plus", assure-t-il.

Cécile Baudry, salariée dans une banque : "J'étais intoxiquée !"

Lorsqu'elle habitait à Paris, cette future maman de 30 ans, salariée dans une banque, se déplaçait en transports en commun. "J'en avais marre, reconnaît-elle. Alors quand je suis revenue à Nantes, en 2004, je me suis rachetée une voiture." Depuis, il n'y a pas eu une seule journée où elle ne l'a pas prise alors qu'elle travaille à moins de quatre kilomètres de chez elle. "J'étais totalement intoxiquée ! Alors que franchement, habitant dans le centre, c'est vraiment facile de se passer de voiture", reconnaît Cécile. Aujourd'hui, elle pratique le covoiturage le matin. Et le soir, elle prend le bus. Au début de l'expérience, elle a connu quelques ratés. "Un jour, j'ai oublié ma carte de bus. Je suis retournée chez moi. Résultat je l'ai raté et perdu 15 minutes. J'avais une course à faire, qui m'a pris un peu plus de temps et j'ai dû attendre 22 minutes le bus d'après. Je m'étais levée 40 minutes avant pour arriver plus tôt à mon travail et je suis arrivée à la même heure..." Son conjoint possède aussi une voiture. Avec l'arrivée d'un bébé dans quelques mois, le couple réfléchit sérieusement à se séparer d'une des deux.

Edouard Goin, réalisateur de télévision : "Je vends mon véhicule !"

Ce jeune réalisateur de télévision travaille à un quart d'heure à pied de chez lui. Quant à la nourrice de sa fille, elle habite dans sa rue. Et pourtant. "Je prenais ma voiture tout le temps. Le moteur n'avait même pas le temps de chauffer !", avoue Edouard, 30 ans. Le couple va avoir un deuxième enfant dans les jours qui viennent et pensait changer sa Seat Altea, achetée neuve il y a trois ans, pour une voiture plus spacieuse. Mais avec la Zenius Expérience, Edouard a eu le déclic. "Après dix jours de sevrage, je n'éprouvais aucun symptôme de manque !", lance-t-il. Pour faire ses courses, il va plus souvent au petit supermarché en bas de chez lui. "Et on a même investi dans une carafe filtrante pour ne plus acheter de packs d'eau !" Edouard a fait marcher sa calculette et mis en vente son véhicule. "Je vais prendre un abonnement de 50 jours. Ma voiture me coûte 4 000 euros, décote comprise. Avec mon abonnement, je vais économiser 2 000 euros. En période de crise, ce n'est pas rien."

Eric Cabanas, journaliste et artiste peintre : "La liberté, ça a un prix"

"En participant à cette expérience, je voulais optimiser ce que je fais déjà", raconte-t-il. A 50 ans, ce journaliste et artiste peintre se définit comme un citadin "type". Dans la semaine, il ne prend pas sa voiture. Il utilise le tram, le bus, Bicloo et parcourt des kilomètres à pied. Mais il a quand même racheté récemment une voiture d'occasion. "Même si elle dort pratiquement tout le temps au parking, la voiture, c'est la liberté. Et la liberté, ça a un prix !"

Nathalie Brafman

L'éco-lotissement Les Courtils (Bretagne)

Vive la Bretagne !

32 familles vivent dans l'éco-lotissement Les Courtils au coeur de la ville de Bazougues-sous-Hédé, en Bretagne. C'est que le coin est drôlement attirant ! 63 € le mètre carré... mais à une condition : que les acheteurs s'engagent à y bâtir des maisons respectueuses de l'environnement.

Retrouvez en détail tout le projet en cliquant sur :

ficheBazougues.pdf

Maîtres d’oeuvre : Atelier d’architecture Georges Le Garzic & Bernard Menguy, architectes

Maître d’ouvrage : Commune de Hédé (35)

HÉDÉ : ÉCO-LOTISSEMENT VÔTRE

Accéder à la propriété et construire sa propre maison, c’est l’offre de la municipalité de Bazouges-sous-Hédé (Ille-et-Vilaine) en Bretagne. Le deal : 63 € le m² de terrain dans le bourg rural, contre leur engagement à bâtir des maisons respectueuses de l’environnement. Un tarif attractif, notamment pour les ménages moins aisés souhaitant devenir propriétaires. Le projet prévoit également une partie locative afin de favoriser la mixité sociale. Séduites par la qualité de vie que propose l’éco-lotissement "Les Courtils", 32 familles ont choisi de s’y installer.

ENSEMBLE, POUR DEMAIN

Eco-lotissement

"A 32, on est plus forts." C’est ce que se sont dit les propriétaires et locataires de Bazouges-sous-Hédé au moment de s’engager ensemble dans la conception de l’éco-lotissement "Les Courtils". Un cadre et un mode de vie plus respectueux de l’environnement, où chacun peut prétendre vivre de façon harmonieuse, indépendamment de ses ressources ou de son milieu social. Pour garantir cette démarche environnementale, la municipalité a veillé à ce que les futurs propriétaires intègrent les notions de Haute Qualité Environnementale à leur projet de construction. Et ce grâce à des forums et des fiches informatives sur les matériaux sains, l’isolation thermique ou encore sur la maîtrise des consommations d’eau et d’énergie. Parce qu’en matière d’écologie, il n’est pas d’actes vains ou isolés. Un bâtiment éco-conçu est un bâtiment qui ne pollue ni l’environnement, ni la santé de ses occupants. Et, n’oublions pas, chaque geste compte.

 

ENJEUX ET OBJECTIFS

La France compte 30,7 millions de logements, dont 25,8 millions de résidences principales. La consommation moyenne d’énergie primaire et les émissions de CO₂ de ces dernières pour le chauffage et l’eau chaude s’élèvent à 240 kWh/m²/an et 35 kg CO₂/m²/an¹. L’urgence est à la réduction. Le Conseil européen a donc fixé ses objectifs à l’échéance 2012 : devront être à basse consommation (50 kWh/m²/an) ou à énergie positive la moitié des constructions de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine et des logements sociaux, la moitié des bâtiments tertiaires et le tiers des logements privés neufs.

CÔTÉ NOUVELLES CONSTRUCTIONS : TOUTES LES COMMUNES AYANT DES PROGRAMMES DE DÉVELOPPEMENT DE L’HABITAT SIGNIFICATIFS DEVRONT COMPORTER AU MOINS UN ÉCO-QUARTIER.

Surfant sur la vague européenne, Hédé construit donc son éco-lotissement "Les Courtils" avec un double objectif : développer le bourg en préservant son caractère rural grâce à une approche HQE (haute qualité environnementale), et renouveler la population en favorisant la mixité sociale.

 

ACTIONS ET MODALITÉS

Fribourg et Hanovre (Allemagne), premières villes à avoir construit des éco-quartiers, ont fait école. En 2002, la municipalité de Hédé décide à son tour la création d’un éco-lotissement, "Les Courtils", menée à bien grâce aux architectes Bernard Menguy et Georges Le Garzic.  Elément clé de sa réussite : le terrain est vendu au prix attractif de 63 €/m² (contre 80 € en moyenne), en échange de quoi le futur propriétaire s’engage à construire un logement respectueux de l’environnement. Un ensemble de logements locatifs est également prévu, respectant les mêmes critères HQE et permettant de faire de grandes économies d’énergie. L’objectif ici ? Encourager la mixité sociale. 
Les travaux d’aménagement débutent à l’automne 2004, ceux des habitations en 2005. Deux cahiers des charges ont été établis. L’un précise les exigences de la municipalité de Hédé pour le lotissement : modes de mobilité douce (voie à sens unique pour les voitures, zone 30, etc.), végétal prédominant (talus plantés, haies d’essences locales pour séparer les parcelles, plantation d’une pommeraie communale). 
L’autre, à destination des futurs propriétaires, fixe les règles de construction : matériaux "sains" (bois, chaux, brique, terre crue, pierre du pays), récupérateur d’eau de pluie (fourni et financé par la mairie), chauffe-eau solaire et composteur pour le traitement des déchets organiques. Concernant le chauffage, bien que libres de choisir, tous les propriétaires ont opté pour le bois (poêle de masse, à granulés ou à bûches).

 

RÉSULTATS

22 maisons individuelles et 10 logements locatifs sont sortis de terre en 2006. Ces derniers sont destinés à de jeunes ménages, à des personnes âgées, à des personnes seules ou, encore, aux jeunes du centre d’aide par le travail de la commune.
Depuis 2006, 32 familles se sont installées dans l’éco-lotissement de Bazouges-sous-Hédé. Un boulanger bio et un apiculteur ont également choisi de s’implanter dans l’éco-lotissement. Une deuxième tranche de travaux devrait débuter à l’automne 2009. Elle prévoit la création de neuf logements participatifs, basse consommation et avec des espaces communs (salle commune, buanderie), ainsi que cinq lots privés supplémentaires


¹ Rapport du groupe 1 du Grenelle de l’Environnement, "Lutter contre les changements   
climatiques et maîtriser l’énergie", septembre 2007

Lisa Azorin
Journaliste Agence d’informations Reporters d’Espoirs

 

La Chine filtre l'eau par les plantes

D'un côté le Yangzi Jiang, de l'autre de curieux marais.

jardins filtrantsjardins filtrantsjardins filtrants

L'écoquartier de Wuhan a les pieds dans l'eau. Mais dans une eau propre et saine puisque ces marais ne sont rien d'autre que des bassins filtrants à travers lesquels les eaux usées des 50.000 habitants cheminent pour être assainies. C'est ce qu'on appelle la phytorestauration. Cette technique de dépollution utilise les plantes comme agents de traitement. Un moyen de réduire de moitié la consommation au robinet puisque l'eau est réutilisée à 100% dans les chasses d'eau, l'arrosage, la voirie, etc.

 

Phytoremédiation : les plantes dépollueuses

Encore méconnue, la phytoremédiation permet de rendre des eaux potables, de dépolluer un air chargé en ammoniac ou de transformer des boues d’épuration en compost rien qu’en faisant pousser des plantes. À la fois écologique, économique, et esthétique, la phytoremédiation a déjà plusieurs réalisations de taille à son actif, et le potentiel pour devenir une solution incontournable.
Remplacer les stations d’épuration, peu esthétiques et souvent malodorantes, par des jardins, agréables et fleuris, c’est loin d’être une utopie. Cela existe déjà, à Honfleur (Calvados), où les eaux usées sont traitées en partie par phytoépuration, ou au parc du Chemin de l’île, à Nanterre (Hauts-de-Seine), où l’eau de la Seine devient utilisable pour la baignade. 
Depuis l’Antiquité, les hommes ont compris que les plantes pouvaient être utilisées pour améliorer la qualité de l’eau. Mais ce n’est que dans les années 1990 que la phytoremédiation a suscité des recherches suffisantes pour trouver des applications à grande échelle. Dépolluer un sol contaminé, des eaux usées, un air chargé en composés chimiques, ou valoriser des boues d’épuration, pour toutes ces missions, les plantes sont capables de remplacer l’industrie. Elles dégradent des composés chimiques complexes, qu’elles utilisent pour se nourrir, et leurs racines abritent des microorganismes, qui font le même travail que les stations d’épuration.
Le parc du Chemin de l’île, à Nanterre, assure sur 15 hectares le traitement d’une partie des eaux de la Seine. ©Phytorestore
Sécurité sanitaire

Phytorestore
, première société française spécialisée dans les « Jardins filtrants » utilise divers types d’installation selon le but : épurer de l’air, de l’eau, ou des boues d’épuration. Dans tous les cas, le substrat à dépolluer est isolé de l’environnement jusqu’à son traitement complet, pour assurer la sécurité sanitaire. Le travail de dépollution est principalement effectué par les plantes, et complété par un système de filtres à changer tous les 10 ans, qui se chargent de piéger les éléments non-phytoassimilables. Le résultat est garanti. 
«  À condition de lui réserver suffisamment d’espace, un jardin filtrant peut totalement remplacer une usine d’épuration », explique Énée Bussac, responsable des ventes de Phytorestore. Bureau d’étude qui propose des jardins clés en main aux collectivités et aux entreprises qui sollicitent ses services, Phytorestore s’est occupé par exemple d’un écoquartier de 50 000 habitants dans la ville industrielle de Wuhan, en Chine, sur les bords du Yangtsé. «  En France, la phytorestauration est encore méconnue. Les collectivités s’y intéressent de plus en plus, mais hésitent à se lancer dans de très grands projets. Pourtant, techniquement, c’est possible. » La plus grande réalisation française de Phytorestore, la station de phytoépuration de Honfleur, sur 4 hectares (l’équialent de six terrains de football), assure le traitement de l’eau pour 26 000 personnes.

Des solutions émergent

La recherche en phytoremédiation est très active. Si plusieurs substances chimiques restent problématiques (certains métaux lourds, les polychlorobiphényles - PCB), au fur et à mesure que la connaissance des propriétés dépolluantes des végétaux avance, des solutions émergent. Pour les métaux, sont utilisées des plantes hyperaccumulatrices, capables de concentrer du nickel, de l’or, du cobalt... dans leurs tiges ou leurs feuilles. Aux États-Unis, certaines sociétés se spécialisent même dans le phytominage : l’exploitation des métaux contenus dans les plantes utilisée à la phytoremédiation : lentilles d’eau, osier vert ou trèfle rouge. 
La phytoremédiation, outre le traitement de l’eau, de l’air ou des boues, permet aussi d’améliorer la biodiversité des zones urbaines et péri-urbaines. Elle recrée des zones humides, refuges pour de nombreuses espèces d’oiseaux et de batraciens, « et dans la mesure du possible, toujours avec des végétaux locaux », affirme Énée Bussac. L’entretien des jardins est donc facile, assuré par les services espaces-verts des collectivités, et surtout, peu coûteux.

12/09/2009

Semaine sans voiture du 16 au 22 septembre

Semaine sans voiture du 16 au 22 septembre

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Une semaine sans voiture vise à expérimenter dans le monde une semaine de fermeture de la ville aux voitures. Cette semaine est pour les piétons, les cyclistes et les transports en commun l’occasion de s’approprier l’espace urbain. Initialement fixées au 22 septembre au niveau européen, les journées sans voiture font à présent partie d’une initiative plus large appelée Semaine sans voiture.

Semaine sans voiture du 16 au 22 septembre 2009

La Journée sans voitures a été abandonnée par la plupart des municipalités, sous la pression des associations de commerçants et d’automobilistes et par peur du “vote sanction” des automobilistes-électeurs… Désormais, on parle d’une “semaine de la mobilité durable”, démarche sans doute intéressante,mais qui n’a pas l’impact des anciennes journées sans voiture. D’ailleurs, qui est vraiment au courant de l’existence de cette semaine de la mobilité durable, mis à part dans les milieux professionnels?

En fait, les pouvoirs publics ont abandonné l’idée d’imposer des journées sans voitures et ont masqué leur abandon derrière une supposée extension de cet évènement à une période d’une semaine au lieu d’une journée. C’est pourquoi, nous proposons de revenir au concept initial, mais dans le cadre d’une semaine sans voiture et non plus une seule journée sans voiture. Bougez autrement!

Retrouvez toute l'information sur le site officiel de la semaine sans voitures (http://www.22september.org/) : villes participantes et animation, organisation, dispositifs... :

http://www.22september.org/

 

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Habiter DD : le blog de l'urbanisme durable

Voici le sympathique commentaire laissé le lundi 7 septembre 2009 par Aura Penloup. Imprégnée d'urbanisme durable et passionnée par les écoquartiers, cette montpelliéraine vous invite à découvrir son blog où vous trouverez des informations précieuses sur Vauban à Fribourg (Allemagne), Bedzed à Londres mais aussi sur Le Parc des Vautes à St Gely du Fesc (Hérault 34), parfait contre exemple d'un écoquartier :

http://habiterdd.midiblogs.com/

"Bravo pour votre blog ! J'apprécie vos analyses et les références abondantes. Je voulais vous informer que je fais depuis juin dernier un blog sur l'urbanisme durable, je vous donne l'adresse : http://habiterdd.midiblogs.com/ Je présente notamment des écoquartiers que j'ai visité récemment et je témoigne des mes lectures. Je serais heureuse d'avoir des échanges avec vous. Bien cordialement, Aura Penloup"